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 [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫

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Josh Halcombe
                                                          
MessageSujet: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Mer 6 Mai - 23:42

Il pleut. Il fait nuit et il pleut. Comme si ça allait m'arrêter ! C'est vrai, je ne vais pas me débiner pour quelques gouttes d'eau et tant pis si on ne voit pas les étoiles depuis la tour d'astronomie ! Je n'y vais pas pour regarder l'avenir ou y lire un quelconque signe, de toute façon je suis incapable de déchiffrer le moindre mot dans le ciel. Encore un talent que je n'ai pas ! Mais je le vis plus que bien, ma nullité en astronomie et en voyance est bien le cadet de mes soucis... Le vrai problème c'est qu'il pleut. Il pleut et je dois sortir. Alors je vais être mouillé, je vais laisser des traces derrière moi et il sera très facile de me repérer... Il faut que je trouve une solution qui n'implique pas que je me balade avec une serviette pour essuyer l'eau derrière moi !
Mais le temps passe et je n'ai vraiment plus le temps d'y penser... Tant pis ! J'aviserai plus tard, le moment venu quoi ! Puisqu'il est tard, il n'y a plus personne dans la salle commune des poufsouffle. Personne pour remarquer qu'une fois encore je me glisse en dehors du dortoir pour affronter le château la nuit.0
Quand on vient de Poufsouffle c'est pas évident parce qu'on est à côté des cuisines et qu'il y a souvent des elfes de maisons qui restent la nuit alors il faut être très très vigilant. Et pas question de sortir par les fenêtres : ça n'est absolument pas discret. N'empêche que nos dortoirs sont bien placés ! Quand on a faim on n'a pas à se perdre un milliard de fois avant de trouver les cuisines.

Ce soir cependant, il n'est pas question d'avoir faim. De toute façon j'ai des réserves et au bout de même pas une semaine, je ne les ai pas encore entamée. J'attends d'en avoir vraiment besoin... Chaque année c'est la même chose : je ne les commence qu'après ma première retenue, c'est ce qui donne réellement faim... ça ou une rupture (et généralement les retenues arrivent plus tôt que les ruptures). Et puis ce soir, c'est ma soirée. Pas qu'il y ait une fête quelconque ou quoique ce soit du genre, mais tous les ans, à la même date je me rends à la tour d'astronomie. C'est un rituel et c'est ce soir que ça se passe !
Depuis le temps, j'ai la technique. On se faufile dans les ombres, on évite les coins où il est susceptible d'y avoir un prof, on retient son souffle le plus possible et on évite de faire du bruit ! Des années de pratique et de perfectionnement ont mené à ma maîtrise parfaite ! Si au début je me faisais repérer très aisément maintenant c'est plus difficile. En plus comme je suis un poufsouffle, ça passe toujours mieux quand je me fais chopper. Disons plutôt que je suis quasiment sur que les gryffondor et les serpentard ont plus de problèmes : ils sont réputés pour amener les problèmes. Un pouffy ou un serdy, ça bosse, c'est gentil et ça pose quasiment pas de problèmes. Sauf quand on s'appelle Chris et qu'on fait parti des nouveaux maraudeurs mais je ne débâterai pas de la question, c'est un excellent joueur de quidditch et c'est vraiment tout ce que je lui demande d'être !
Pour une fois, il n'y a pas le moindre obstacle. Rien qui n'empêche ma progression et j'en suis ravi. Je déteste avoir à me cacher et à attendre toute la nuit. Le lendemain j'ai des courbatures, des valises sous les yeux et je suis tellement fatigué que je me trompe dans le tonneau qui permet l'ouverture de la salle commune et je me retrouve pleins de vinaigre : bref c'est pas la joie.

Quand j'arrive enfin à la salle d'astronomie je me sens comme libéré. Pas qu'il y ait quelque chose de magique là-dedans, je m'y connais dans ce domaine et ça n'a rien à voir, mais c'est tout comme. Il n'y a pas d'explication logique à ce que je ressens et au pourquoi je le ressens. Il y a le vent, il y a la pluie et il y a le ciel noir. Très noir. Et pas la moindre étoile. Je suis seul en haut de cette tour et je m'y sens vraiment bien. C'est mon rituel, l'année va bien se passer malgré les morts dans le monde magique. Malgré toutes les merdes qu'il y a dans le monde entier en fait ! Je me sens tellement puissant. Inatteignable, en sécurité. Dans un endroit connu et rassurant... C'est vrai, je suis un adulte sur tous les tableaux quasiment. J'ai bientôt dix-huit ans ce qui fera de moi un adulte aux yeux des moldus, aux yeux de mon père. Je deviendrais un homme ! Mais j'en suis déjà un chez les sorciers. Et c'est aussi génial que flippant. Mais je fais avec, je grandis et c'est bien. Je change et c'est bien. Certaines chosent demeurent comme elles étaient et c'est mieux ! Comme Poudlard, comme cette tour et comme ce rituel. Ce sont mes habitudes et ça fait du bien de les retrouver. Je suis enfin à la maison !
Je fais le tour, me penche pour observer la nuit au travers du rideau de pluie, je cherche du regard quelque chose, n'importe quoi mais c'est difficile de distinguer les contours de quoique ce soit par ce temps. Ça me donne une idée : sans plus attendre je quitte l'endroit sur la pointe des pieds.
C'est la tour la plus haute, ça veut dire beaucoup d'escalier et les escaliers glissent... Après une chute contrôlée, qui du coup n'est pas une chute, j'arrive en bas mais il me reste encore un peu de chemin avant de débarquer dans le parc, sous la pluie. Oui, je sais qu'à la base je voulais éviter de rentrer mouillé et de laisser des traces partout mais tant pis ! Personne ne pourra me voir alors autant en profiter !

Je rabats ma capuche sur ma tête et resserre ma cape autour de mes épaules. Je n'aime pas particulièrement être malade. Surtout au début de l'année... ça ne m'empêche pas de m'engager sous le crachin. J'adore ça. L'odeur de la pluie a toujours été mon odeur favorite... L'année où on a étudié l'amortencia, il y avait ça en plus de l'odeur des pommes et des fleurs séchés. Alors là, je prends mon pied ! C'est un truc que je n'ai jamais fait me promener sous la pluie, la nuit, dans le parc de Poudlard.
L'autre truc inédit c'est la masse tremblante au milieu de la cour. Je ne distingue pas grand chose mais ça a la taille d'un humain alors je pressens que ça craint. Toute l'euphorie que j'ai pu ressentir retombe. L'inquiétude revient plus grande encore et je repense à ces mortes. La panique m'envahit à son tour parce que je ne veux surtout pas voir de morte ce soir. C'est sensé être mon rituel et c'est sensé être une bonne soirée qui présage une bonne année ! Mais je n'ai pas le temps d'y penser, parce qu'il y a un corps au milieu de la cours et qu'il est de mon devoir de voir ce qu'il en est réellement. On a potentiellement besoin de mon aide.
Je sors ma baguette, au cas ou. On est jamais trop prudent, c'est une leçon que j'ai fini par apprendre. Ça ne m'empêche pas de me grouiller et de découvrir une fille, recroquevillée, toute tremblante à cause du froid mais apparemment inconsciente. Immédiatement je sais qu'elle est de ma maison. Je l'ai déjà vu dans la salle commune, je l'ai vu pendant six ans parce qu'elle n'a qu'un an de moins que moi. On ne s'est jamais parlé mais elle a toujours eu l'air sympa et si je me souviens bien elle s'appelle Kaiquelquechose. Kaila ou Kairi, je ne suis plus sur. C'est peut être Kiri, mais là je m'égare, je ne pense pas que ses parents l'ait appelé comme un fromage. Du moins j'espère pas. Ce que j'espère encore moins c'est qu'elle soit morte et comme apparemment, il n'y a personne je m'agenouille à côté d'elle et je me rends compte que je suis un idiot : si elle tremble c'est qu'elle en vie. Ça semble assez logique... Enfin je crois, j'y connais vraiment rien en médecine.

Si j'y connaissais quelque chose, je ne serais très certainement pas en train d'essayer de la réveiller en la secouant doucement. J'imagine qu'il y a d'autre chose à faire comme appeler au secours et tout ça mais si je pouvais éviter d'attirer l'attention ça m'arrangerait. Seulement cette situation est vraiment trop bizarre... Je ne l'ai pas entendu sortir et pourtant on habite dans les mêmes dortoirs. J'aimerais avoir une raison logique à tout ça mais rien ne vient et je suis incapable de réfléchir parce qu'elle est peut être mourante... Il faut que je l'emmène à l'infirmerie. J'espère qu'on pourra s'occuper d'elle et la soigner parce qu'elle a franchement pas l'air d'aller bien. Je veux dire : elle est en pyjama, trempée et inconsciente au bout milieu de la cour...
J'essaye encore de la réveiller mais elle ne répond pas alors je lui parle, on sait jamais peut être qu'entendre quelqu'un la fera sortir de... son évanouissement ? De toute façon je peux pas la porter jusqu'à l'infirmerie : pas que je sois gringalet, je suis batteur au quidditch alors j'ai ce qu'il faut mais, c'est hyper glissant et j'ai bien peur que je ne nous assomme tous les deux en me gamelant dans les règles de l'art :

« Hey, hey ! Tu m'entends ? Réveille toi ! Tu peux pas rester là, s'il te plait, réveille toi ! Aller ! Debout ! Je t'assure qu'il y a plus confortable comme endroit pour s'évanouir ou faire un somme... Tu vas choper la crève, il faut que tu bouges et pour bouger faut que tu te réveilles ! Un peu de nerf ! »

Je prie pour qu'elle n'entende pas ce que je lui dis. Je pourrais tout autant lui raconter mon repas du soir tant je ne sais pas quoi dire pour qu'elle ouvre les yeux. J'aurais appris une chose ce soir : je ne serais jamais médecin ! Je tuerai les gens au lieu de les sauver...
Pourtant quand je la vois dans cet état je me dis que j'ai bien fait de sortir ce soir sinon elle attendrait encore qu'on la trouve et demain, il aurait peut être été trop tard. Je suis vraiment soulagé d'être sorti ce soir. Si seulement elle pouvait se réveiller maintenant !
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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Dim 10 Mai - 16:03

Josh Ҩ Kairi
[FLASHBACK] I’ll be the guard dog of all your fever dreams ♫


L

a salle du dîner était emplie de cris, de joie, de rires et de brouhaha en cette soirée. Quoi de plus normal pour les premiers soirs de rentrée : tout le monde se retrouve, se redécouvre. On a toujours pleins de choses à se raconter. Des choses incroyables et extraordinaires qui nous sont arrivées pendant les vacances. Certains sont allés voir la finale de la coupe de Quidditch, d’autres étaient partis en Porte-au-loin retrouvés leurs arrières-grands oncles, tantes ou que sais-je encore. A chaque fois quand venait mon tour je m’arrangeais pour repasser et rebondir sur quelqu’un d’autre. Je n’aimais pas raconter mes vacances d’été. Certes nous étions maintenant depuis le temps toujours le même groupe à cette table à Poufsouffle, donc je ne devrais plus me sentir gênée de les raconter. Ils savaient tous que j’étais une née moldu. Mais mes vacances comparées aux leurs, ne ressemblaient pas à des vacances. Je passais mon temps estival dans la maison de mes grands-parents, près de la plage à Brighton au Royaume-Uni. J’avais l’habitude maintenant. Mes parents m’avaient rejeté dès la 1ère année où j’étais rentrée à Poudlard. Vu ce qu’ils m’avaient fait – c’est-à-dire me mentir, cacher ma condition, croyant presque que quelque chose ne tournait pas rond chez moi vu que je faisais très souvent voler tous les livres de la bibliothèque municipale – c’est moi qui aurais dû être fâchée contre eux. C’est moi qui aurais dû mettre de la distance entre eux et moi. Mais tout s’est passé à l’inverse : ce sont eux qui se sont éloignés de moi… Alors cette année aussi, avec un petit sourire je rebondis sur une des remarques qu’avait fait celle en face de moi : et comme d’habitude cela marchait, le sujet était évité. Certes à Poufsouffle nous n’étions pas les plus bruyants dans la salle : mais l’ambiance et la conversation était chaleureuse ainsi que ponctuée de rire. Et personnellement, il ne m’en fallait pas plus pour retomber dans l’ambiance… En 7 ans cette bâtisse était devenue ma nouvelle maison : celle où je me sentais bien, avec les frères et sœurs que je n’ai jamais eu ; mais qui sont comme tel quel maintenant. Au début je ne pensais pas que cette notion de maison pouvait prendre autant de place dans ma vie : mais ma scolarité ici m’avait prouvé le contraire. La maison Poufsouffle a remplacé la famille que je n’avais plu…

La nuit était déjà avancée : je le savais car nous n’avions pas eu le cœur à nous coucher de si bonne heure ; trop de choses à rattraper entre filles ! C’était toujours pareil à la rentrée. La dernière chose dont je me souvenais, était de tomber dans les bras de Morphée après un énième rire qui aurait pu réveiller tout le dortoir… La suite de la nuit s’annonçait beaucoup moins amusante. Au contraire, le cauchemar allait commencer. Je sentais le vent se glisser ma peau, et m’arracha un frisson : je ne me souvenais pas qu’il faisait aussi froid dans le dortoir.  Quelque chose d’humide tomba sur ma joue : ce qui me fit l’effet d’une bombe. Je me réveillais en sursaut. Nauséeuse, la tête bourdonnante. En m’accoutumant au noir je remarquais que je me trouvais en réalité en plein milieu de la cour du château, en pyjama avec juste la cape de mon uniforme comme simple veste. L’endroit était désert, seul le début de la pluie était là pour me tenir compagnie. Je n’avais aucune idée de comment j’avais atterri ici. Etais-je devenue somnambule durant l’été ? Me redressant sur un coude, j’ouvris la bouche : une petite fumée s’en échappa, témoin de la fraîcheur de la nuit, mais ce n’était pas ce qui me perturba le plus. Levant les sourcils je commençais à paniquer : est-ce que mon cerveau me jouait des tours ? Comme une hallucination ? Ma voix… Aucun son ne sortait de ma bouche. Réessayant maintes et maintes fois, je sentais maintenant un liquide chaud dégouliner sur mes joues. Ça devait être un mauvais rêve. Dites-moi que c’était un mauvais rêve ! J’allais me réveiller bientôt et me retrouver au chaud dans mon lit, n’est-ce pas ? J’attendis le retour à la réalité, en perdant petit à petit espoir que ce dernier se produirait. La réalité était bien devant moi. La pluie commençait à tomber de plus en plus fort, comme pour répondre à mon humeur. Choquée, déprimée, angoissée : mon coude rippa à cause de la pluie et je me retrouvais allongée sur le dos, une main sur ma gorge ; mes yeux se fermant tout seul, ma conscience se laissa aller pour plonger dans les ténèbres. Je voulais oublier cette scène, je voulais que rien de tout cela ne soit vrai. Et pourtant je venais de m’en rendre compte. Je venais de me rendre compte que j’avais perdu ma voix…

*

Je crois que j’avais fini par m’évanouir sans avoir eu ni le temps, ni la force de bouger. Inconsciente en plein milieu de la cour. Trop traumatisée par la scène qui venait de se dérouler sous mes yeux : aucun son n’était sorti de ma bouche alors que j’avais voulu crier. De toutes mes forces. Mais pas le moindre son strident n’était parvenu jusqu’à moi ; il n’était en réalité même jamais sorti. Cette simple pensée suffisait à m’en donner des frissons. Sans voix ? Etre muette ? Comment était-ce possible ? Qu’est-ce que j’allais faire sans elle ? Sans elle, plus de magie, plus rien de tout ça. En perdant la voix, je perdais tout. Hormis les Informulés… Mais je… Non, impossible ! Même plongée dans les ténèbres, je sentais que le froid et la pluie me frigorifiait. Pourtant je pensais qu’on était capable de s’habituer au froid. Apparemment non. Mon corps continuait d’être secoué de frissons. Le froid, la pluie et les ténèbres. Personne n’était censé rôder par ici en plein nuit, alors est-ce quelqu’un serait capable de me retrouver ? Peut-être même pas. Peut-être que j’allais rester ici jusqu’au matin. Ou même pire, mourir frigorifiée ici. Mourir c’est comme muette, ça commence tous les deux par un ‘m’. Exactement comme le mot ‘maudite’. Maintenant en plus d’être maladroite, j’allais pouvoir ajouter ce mot à mon vocabulaire… Finalement je sentis que quelqu’un, ou quelque chose, me secoua par les épaules. Mais mes yeux restaient toujours fermés. C’était comme si j’étais enfermée au plus profond de moi-même, confinée au plus profond de mon esprit. Je ne pouvais réagir. L’instant d’après, je perçus très légèrement une voix. Aussi plongée que j’étais dans les ténèbres, j’arrivais à saisir deux ou trois mots qui semblaient plus accentués que les autres. « Réveille », « Rester », « ». De plus la voix semblait avoir une certaine sonorité que j’avais déjà entendue. Mais impossible à l’heure actuelle de savoir où.

Seulement je ne me sentais pas la force de me réveiller, ni de faire le moindre mouvement un tant soit peu élaboré. Mais c’était peut-être quelqu’un qui pouvait m’aider et me tirer d’affaire. Il fallait au minimum que je fasse un petit mouvement. Rien qu’un seul. Je ne me sentais pas du tout la force de me lever, mes jambes ne supporteraient jamais mon poids et ma tête était toujours tellement engourdie. Impossible d’aller à l’infirmerie de moi-même. La seule force que je réussis à puiser au fond de moi fut celle de déplacer ma main à tâtons, afin de la poser sur la main de la personne qui était en train de me secouer par les épaules. Enfin c’était ce que je pouvais imaginer : lorsqu’on est à un quart consciente seulement, on essaie d’imaginer comme on peut. Le contact dura à peine quelques instants avant que ma main ne tombe à nouveau au sol. Vide de chez vide, épuisée de chez épuisée. Je savais très bien que ce geste n’était vraiment pas d’un grand secours, mais au moins ça me rassurait quelque part car il y avait bel et bien quelqu’un ici. Grâce à cela, ma respiration s’était faite un poil plus lente, mais rien que de penser au fait que je ne pouvais pas crier pour me faire aider ; un nouveau pincement au cœur me prit et les larmes elles-aussi refirent leurs apparition. Mais je n’étais toujours pas prête à émerger des ténèbres. Non toujours pas. Au moins lorsque j’arriverai à l’infirmerie – ou du moins si j’y arrive – Teagan pourra être surpris. Ce soir j’aurais innové en quelque sorte. Pas de simples coupures ou un hématome à cause d’un vol en balais. Oh non, on était bien loin de tout ça finalement…

Codes par TheBlackDog – OPL.


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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Jeu 14 Mai - 11:18

Il y a fort à parier qu'après cette nuit, je serais incapable de sortir de mon lit pour un moment. La raison est bien simple : je suis en train d'attraper toutes les maladies du monde. Dans peu de temps, je grelotterai comme la fille par terre. Cette même fille qui n'a pas l'air motivée pour se bouger et qui m'inquiète de plus en plus... Et si ça n'était plus qu'une question de temps ? Et si elle allait bientôt mourir ? Moi parano ? Peut être bien, il faut dire que ce n'est pas courant de croiser une fille à moitié morte dans le parc de Poudlard. Cela fait huit ans que je fréquentait l'école de magie et c'est bien la première fois qu'une chose pareil se passe... Et dans mon esprit cela fait écho aux meurtres du monde magique car il devient clair qu'elle ne s'est pas mise toute seule dans cet état : pour un suicide il y a plus efficace. L'idée qu'on l'est agressée ne me quitte pas et pire encore, je m'imagine que celui qui lui a fait ça va revenir d'une minute à l'autre (quand je disais que j'étais peut être parano !)
Je ne la lâche pas des yeux malgré toutes les peurs qui me rongent : dans l'immédiat elle est plus en danger que moi. Doucement, je continue à la secouer quand je vois la masse sombre de sa main bouger et se poser sur la mienne. Le contact est bref mais bien réel : elle est gelée et trempée : elle risque de tomber en hypothermie (si ça n'est pas déjà fait) et apparemment, elle n'est pas prête de reprendre entièrement conscience... ça se gâte ! Déjà que la situation n'est pas fameuse...
Cependant, rassuré qu'elle ait pu esquisser un mouvement, je ne baisse pas les bras. Elle sait que je suis là et elle m'a peut être entendu. Du coup je persiste en priant pour qu'elle tienne bon :

« Je vais te ramener à l'intérieur, à l'infirmerie même. Je suis désolé si je te fais mal ! »

Je sais bien que s'excuser est un peu stupide mais je ne veux pas qu'elle croie que j'ai de mauvaises intentions. Je ne sais pas ce qu'il lui ait arrivé mais j'ai le pressentiment que ça craint (certes, les faits quelques peu exceptionnels ont aider à me mettre la puce à l'oreille et toutes personne sensée aurait le même pressentiment, et même plus qu'un pressentiment : elle en serait sûre) et j'aimerai autant qu'elle sache qu'en ma présence il n'arrivera rien de pire. À moins que je fasse une boulette, ce qui est possible, mais je vais éviter (et elle ne sait rien de ma bêtise donc...)
Je lance un regard vers le ciel d'où tombe des cordes. Il fait si noir que s'en est déstabilisant... On dirait de l'encre, comme si l'obscurité avait tout englouti et que la lumière n'avait pas la moindre chance de percer. Le soir parfait pour commettre un crime : on n'y voit vraiment que dalle. J'espère que l'orage ne va pas éclater : je ne serais pas rassuré à l'idée qu'un éclair puisse exploser juste devant moi ou pire, sur nous !
Je suis complètement désemparé, il n'y a rien ni personne d'utilie dans les environs... Je suis seul avec cette pauvre fille. Et elle est pauvre pour un tas de raison : déjà elle a pas l'air bien, ensuite sa situation est presque désespérée et pour finir c'est moi qui l'ait trouvé. Elle aurait pu tomber sur vachement mieux !! Ou sur personne du tout... Je prends sur moi, respire un grand coup et cherche enfin un semblant de solution.

Il ne me faut pas longtemps pour comprendre que je vais devoir la porter jusqu'à l'intérieur à moins qu'un sort me permette de m'en passer. Sous le stress de la situation je n'arrive, hélas, pas à former la moindre pensée cohérente. Il y a se mettre dans la merde et se mettre dans la merde ! Là on y est et on est pas près d'en sortir et jusqu'à lors je n'avais jamais eu à faire face à ce genre de situation bizarre et... complètement anormale.
Un éclair de lucidité me frappe cependant, Mobilicorpus est un sort qui permet de déplacer les corps ! Par chance, je ne me sépare quasiment jamais de ma baguette, et pour le coup elle est déjà sortie. Je ralentis ma respiration et me re-concentre. La magie ne se pratique pas sous le coup de l'émotion : enfin si, parfois, mais je ne préfère pas faire de conneries. Il faut donc je sois fin prêt. Après, je ne veux pas me lancer des fleurs, mais je me débrouille bien en magie, après tout j'ai passé sept ans à Poudlard et j'ai remis le couvert pour cinq années supplémentaires !
Après deux-trois longues goulées d'air j'exécute le sort en le formulant à voix basse. C'est à peine si je m'entends à cause de la pluie drue ou même de mon sang qui bat contre mes tempes mais tout se passe bien, heureusement, et le corps inconscient se soulève dans les airs. Je me laisserais bien gagner par le soulagement mais il est plus urgent de la ramener à l'intérieur. Grâce à ma baguette, je la dirige vers l'intérieur du château et je fais bien attention de ne pas glisser : j'aurais l'air stupide et si le sort s'estompe elle tombera elle aussi ce qui n'arrangera pas son cas ! Manquerait plus qu'elle se fracture quelque chose à cause de la chute... (pas qu'elle soit très haute mais sait on jamais !)

Je ne suis pas peu fier de moi quand j'arrive enfin à nous mettre à l'abris de la pluie. Le silence du couloir est pesant, plus encore avec le clapoti incessant des gouttes d'eau. Je ne suis pas un couard, loin de là mais je ne suis vraiment pas à l'aise : il y a trop d'inconnues, trop de variables et trop de trous. Qu'est ce qu'il s'est passé ? Que lui est-il arrivé ? Si ça se trouve elle est juste somnambule et je me fais des films depuis le début. Si seulement... Mais j'ai beau ne pas être une flèche et ne pas avoir une culture énorme, j'ai quand même de l'instinct. Et ça, ça n'est pas qu'une question de somnambulisme : j'en suis quasiment certain. D'un côté, si quand elle se réveille elle m'annonce que si, je me sentirai soulagé. Et très con par la même occasion.
Je m'oriente assez facilement dans le dédale des couloirs mais maintenant que je suis sur de ne plus tomber comme un imbécile (et aussi parce que c'est pas hyper discret de se balader avec un corps inconscient qu'on trimballe comme un ballon de baudruche), je décide de porter la belle au bois dormant avec mes petits bras. En voyant l'eau que nous laissons derrière nous, je regrette presque de ne pas avoir pris de serviettes... De toute façon, ça ne change rien : bientôt on sera à l'infirmerie et je serais griller parce que je n'ai pas la moindre excuse. Je ne peux décemment pas faire croire que j'ai entendu du bruit, que j'ai vu la demoiselle quitter la salle commune et que ne la voyant par revenir je suis parti à sa recherche... Cette histoire risque de faire perdre des points à Poufsouffle cependant, j'en ai strictement rien à faire ! La pauvre a besoin de soin et si perdre la coupe des quatre maisons (bien qu'on ait encore le temps de remonter la pente) en est le prix, je suis prêt à le payer.

L'infirmerie est ouverte à toute heure mais elle n'est pas toujours occupée comme en ce moment : il n'y a pas un chat. Pas étonnant, on en est vraiment qu'au tout début de l'année. Les blessures viendront avec la reprise du quidditch et les indigestions avec les fêtes.
Je dépose la jeune fille dans un lit et bien qu'elle ne soit pas bien lourde mes bras sont soulagés. Je me sens aussi très fatigué seulement je ne peux pas encore occuper le lit à côté et dormir : on est tous les deux mouillés jusqu'aux os... Je fouille un peu et trouve des serviettes, j'en garde une pour moi et entreprend de sécher l'autre pouffy avec celles qui restent. Je ne me sens pas de lui enlever son pyjama, j'ai vraiment besoin de quelqu'un ou si elle pouvait se réveiller...

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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Jeu 14 Mai - 23:28

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C

’était tout ce que j’avais réussi à faire : le seul petit mouvement que j’avais pu esquisser. Et encore cela n’avait pas duré longtemps, je l’avais senti retomber très rapidement au sol. Mais cela avait dû suffire. Cela devait suffire. Et cela avait apparemment bel et bien suffit car au loin, j’entendis très légèrement à nouveau la même voix que tout à l’heure s’élevée. Certes je ne comprenais toujours pas tout – voir même un mot sur cinq presque ! – mais j’avais entendu le mot que je pensais le plus important de toute sa phrase : « Infirmerie ». Rien que ce simple mot eut l’effet de me rassurer au plus profond de moi-même. Il y avait bien quelqu’un qui était là. Quelqu’un qui voulait m’aider qui plus est. Il avait donc une petite lueur d’espoir à mon cas désespéré, je n’osais même pas imaginer ce qu’il aurait pu m’arriver si personne n’était passé par là. Serais-je morte de froid ? Très certainement. La pluie n’arrêtait pas de tomber, je pouvais la sentir marteler mon visage et la chute de température en était directement une des conséquences. De plus être en pyjama ne devait aussi pas beaucoup aider. Tout était en réalité fait pour ne pas m’aider. Comme si la météo reflétait ma propre humeur actuellement : une humeur maussade et noirâtre. Un petit « Désolé » réussit lui aussi à parvenir jusqu’à mes oreilles. Je ne savais pas pourquoi cette voix s’excusait. A cause de moi et de ce qu’il m’était arrivée ? Ou bien parce qu’il avait peur de faire quelque chose de maladroit ? Pourtant dans ce rayon, je m’y connaissais ! Ou alors… Ou alors, il s’excusait car il ne savait pas quoi faire, et il me laissait là, toute seule. Une vague de panique me submergea à cette pensée. En fait rien que de penser que je n’étais pas maître de la situation, ni consciente de ce qui pouvait se passer, me suffisait à être anxieuse. S’en remettre totalement à quelqu’un d’inconnu, ça pouvait faire peur. Voir même très peur. Mais au fond, je n’avais pas le temps de m’inquiéter pour ça, tout ce qui occupait mon esprit pour l’instant était de retrouver la lumière. Il me fallait ouvrir les yeux : peut-être que finalement tout cela n’est qu’un mauvais tour joué par mon esprit ? Comme voir une oasis en plein milieu d’un désert, telle une hallucination. J’avais peut-être mangé quelque chose d’avarié au dîner, ou un autre s’était amusé avec les potions et la nourriture, que savais-je encore. Tout ce dont j’étais sûre, c’était que je ne voulais pas croire que j’avais perdu ma voix. C’était impossible…

Après un certain temps – qui me sembla interminable, même une simple seconde semblait durer des heures actuellement à mes yeux –, je me sentis soulever dans les airs ; sans pour autant sentir une quelconque présence me porter. Est-ce que ce serait une nouvelle hallucination ?  De toute façon, mon esprit n’était plus apte à comprendre quoique ce soit, et ce qui me semblait être le plus simple, était de le laisser se reposer. De le laisser divaguer et de ne plus lui opposer autant de pensées contradictoires, histoire d’apaiser au plus possible la migraine qui allait suivre. En plus du rhume, de l’hypothermie, de la toux et de tout ce qu’on pouvait attraper en restant éternellement sous la pluie… En parlant de pluie, je ne sentais plus cette dernière tomber sur mon visage, comme si j’étais enfin à l’abri de tout ça. En sécurité, à l’intérieur. Je me sentis encore flotter quelques instants, avant de retomber tout doucement dans les bras de quelqu’un. Il semblait lui aussi trempé et même si la fraîcheur de la nuit l’avait atteint lui aussi, il me semblait percevoir une différence fulgurante de température. La chaleur est le premier chemin vers la rédemption dans mon cas. Instinctivement, je me sentis bouger quelque peu, essayant légèrement de me blottir un peu plus près de la source de chaleur. Sentir cette présence me réchauffait et me réconforta aussi certainement quelque part. Ce que j’avais pu ressentir n’était pas juste une hallucination, quelqu’un m’avait bien trouvé. Mais cette découverte sembla éclaircir un nouveau point : ce que j’avais vécu, lorsque je m’étais réveillée dans le parc totalement désespérée, la pluie, le vent, la fraîcheur ; tout ça ne pouvait plus être une hallucination. C’était bien plus que cela. C’était la vérité. La réalité. Rien que d’y penser, je pourrais m’effondrer encore un peu plus dans les ténèbres…

*

Je me sens de moins en moins grelotter, je me réchauffe petit à petit et je me sens revenir. Revenir à moi, sortir des ténèbres difficilement. Y tomber avait été tellement facile, en un seul claquement de doigts. En ressortir c’était comme escalader une montagne pentue, alors qu’on ne savait pas escalader. Je remarquais que je n’étais plus sur le dur sol de la cour, mais bien sur quelque chose de plus mou, plus réconfortant. Je sens plusieurs objets peser sur moi et mes épaules en plus de ma cape, ce qui doit définitivement aider à me réchauffer. Allez encore quelques instants. Dans cette douce torpeur. Mais mon nez me joua des tours, il piquait et les conséquences de la pluie ne se firent finalement pas attendre plus longtemps. Comment se faire ramener à la réalité par la plus violente des manières ? Je vous le donne en mille. Je lâchais un premier éternuement silencieux, aucun son ne sortait : seule ma tête suivait le mouvement d’avant en arrière. Répétant ce mouvement au moins une dizaine de fois – c’est un peu comme une quinte de toux, mais ici c’est une quinte d’éternuement ! – ma main vint se poser sur mon épaule resserrant instinctivement ce qui me couvrait et qui pouvait quelque peu me réchauffer. A la matière, je réussis à reconnaître une serviette. Voire même plusieurs. Un matelas, des serviettes, un peu de chaleur : est-ce que j’étais à l’infirmerie finalement ? Luttant encore quelques instants, j’ouvris finalement et doucement les yeux. Une faible lumière éclairait cette pièce au plafond blanc et je reconnus immédiatement que le plafond que j’avais déjà admiré plusieurs fois : celui de l’infirmerie. Alors c’était bien vrai toute cette histoire. Malgré le fait que je savais très bien que quelqu’un m’avait ramené jusqu’ici, je fus prise d’un sursaut lorsque je croisais le regard de la personne juste à côté de mon lit. Encore beaucoup trop sensible à ce moment-là, je m’étais vivement relevée en position assisse tout en ayant reculé par la même occasion – disons que j’étais maintenant presque assise sur les coussins –.

Ma respiration se calma légèrement lorsque je crus reconnaître le visage du jeune homme qui se trouvait-là. Tout comme sa voix me l’avait prédit, j’avais déjà l’impression de l’avoir vu quelque part. Pas de mon année c’est certain, sinon je m’en souviendrai mieux que ça. Mon visage quelque peu crispé par la surprise, décida de se détendre lorsque cette idée me traversa l’esprit. Calme-toi Kairi, c’est définitivement quelqu’un que tu dois connaître. Prête à m’exprimer, à le remercier, à lui demander qui il était – bref à dire n’importe quoi, j’aviserai déjà – ma bouche s’ouvrit mais aucun son n’en sortit. Exactement comme tout à l’heure dans la cour. La voix pouf, envolée. Fronçant les sourcils, je réitérais mon geste, en vain. Malgré toute la volonté que je pouvais mettre dans mes paroles, plus rien ne franchissait mes lèvres. Ces dernières bougèrent sans que pour autant le son de ma voix se fasse entendre dans la pièce. Muette : comme la touche sur la télécommande. Avec une légère grimace, je me pinçais la lèvre inférieure qui avait recommencé à trembler. Je me battais contre les larmes qui se bousculaient et qui n’attendaient que le top départ afin de dégouliner sur mes joues. Cette mascarade ne dura que quelques instants. Une unique larme réussit à se faufiler, et la cascade se mit alors en marche. Deux puis trois, avant que mon visage ne finisse totalement recouvert de larmes. Impossible, j’avais vraiment perdu ma voix ? Mais comment est-ce que cela était-il possible ? Une main de plus en plus serrée sur l’emprise que j’avais sur la serviette, la deuxième se porta automatiquement à ma gorge, un sanglot silencieux s’en échappait. Vivre dans le silence… Si c’est un cauchemar, réveillez-moi tout de suite !

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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Ven 15 Mai - 22:05

Je crois n'avoir jamais été autant surpris de voir quelqu'un se réveiller. Surpris, d'accord mais aussi très heureux. Et rassuré, surtout. Tellement que je ne me formalise pas des éternuements silencieux qu'elle émet, tout le monde à sa façon d'éternuer ! Et c'est rarement classe d'ailleurs... Ce qui est réellement important c'est qu'elle est réveillée. Enfin ! Elle resserre autour d'elle les serviettes dont je l'ai couverte avant d'ouvrir les yeux pour mon plus grand bonheur. En effet, elle ne pourrait pas me combler plus qu'en cet instant ! Malgré tout, je reste silencieux pour ne pas la brusquer, elle doit être bien plus effrayée que je ne l'ai été quand je l'ai trouvée. Cependant, mon plan tombe à l'eau quand nos regards se croisent : elle se redresse dans la seconde et esquisse un mouvement de recul. Je tente un sourire pour la calmer mais je ne sais pas si elle me reconnaît, j'imagine qu'avec la fatigue, le froid et tout le reste, il est difficile d'appréhender des visages connus. À vrai dire, je n'en ai aucune certitude vu que ça ne m'est jamais arrivé (et que Merlin m'en garde !) pourtant, la surprise qui se lit sur son visage s'estompe peu à peu. Elle se détend permettant à mon inquiétude de disparaître presque totalement, il reste tout de même des zones d'ombre à éclaircir qui me laissent perplexes et toujours un peu nerveux mais j'essaye de paraître le plus normal possible (dans la mesure du possible) histoire de ne pas l'effrayer.
Apparemment, je ne dois pas avoir l'air trop intimidant ou étrange car elle ouvre la bouche, comme si elle allait parler. Si ça se trouve aussi, elle se rappelle m'avoir déjà vu, ce qui expliquerait son calme apparent. Calme qui ne dure pas : aucun son ne sort de sa gorge. Ses lèvres s'agitent sans le moindre résultat et si je ne comprends pas exactement ce qu'il se passe, c'est pire pour elle qui finit par fondre en larme. Des sanglots muets la secouent et je me sens totalement impuissant.
Je sais bien que je ne lui dois rien à cette fille. Je la connais à peine (la preuve je suis incapable de me souvenir de son prénom correctement) mais elle me fait de la peine : je ne pense pas qu'elle mérite un sort pareil. Le pire dans tout ça c'est que je ne sais pas exactement qu'elle sort on lui a réservé ! Elle semble muette mais y a-t-il autre chose ? Et pourquoi ? Comment ? Les évènements sont de plus en plus flous, quant à moi je suis de plus en plus intrigué. Sincèrement, j'aimerais avoir les réponses à mes questions mais je me rends bien compte que ça n'est pas très civilisé de se questionner et de chercher à résoudre un mystère quand une femme pleure devant soi :

« Hey... » je viens poser ma main sur la sienne, celle qui sert la serviette « Pleure pas, calme toi, tout va bien... Enfin presque. Ça va s'arranger d'accord ? On va trouver une solution. »

Mais les mots sont généralement inutiles dans ce genre de situation. Quoique je dise ça ne ramènera pas sa voix, ça n'effacera pas cette nuit et certainement que ça n'empêchera pas ses larmes de couler. Je ne peux pas la consoler, je suis un inconnu, le seul point commun qu'on a c'est notre salle commune : je ne sais absolument pas de quoi elle a besoin. Ce que je sais, par contre, c'est que je n'aime pas voir une femme pleurer. Ça ne me rappelle aucun mauvais souvenir, je n'ai pas vraiment l'âme chevaleresque et j'ai fait pleurer des filles (je sais, je suis un vaurien) il n'empêche que ça ne m'a jamais plu de voir leurs larmes dévaler leurs joues, courir sur leur peau pour finalement s'écraser entre leurs doigts. Cependant, elle a toutes les raisons du monde de se laisser aller. La seule chose tangible que je peux lui offrir c'est mon soutient, ce qui est toujours mieux que rien !
Je laisse de côté toutes les interrogations qui me taraudent, j'oublie un instant que je viens de la trouver dans le parc, inconsciente et je me concentre sur la personne en elle-même : elle est bouleversée (si j'en crois ses larmes). Je m'assieds à côté d'elle, sans lâcher sa main, et je passe mon bras autour de ses épaules maladroitement, histoire de lui faire comprendre qu'elle n'est pas seule :

« Bah, en fait tu peux bien pleurer c'est pas comme si tu risquais de mouiller quoique ce soit... »

Je laisse planer un léger sourire sur mes lèvres mais j'ignore si elle le remarque, j'ignore même si elle a relevé ma blague. Plutôt nulle je dois l'avouer mais j'ai un humour plus que douteux alors ça n'a rien d'étonnant. Il n'empêche que c'est vrai : on est tous les deux tremper de la tête jusqu'aux pieds. Je suis même frigorifié et j'aimerais bien pouvoir me changer... Surtout que je sais qu'il y a des pyjamas de rechange ici, à l'infirmerie. Pendant un court instant, qui doit durer quoi ? Deux secondes, je ferme les yeux et m'imagine dans mon lit, bien au chaud à l'écoute de la respiration rassurante des autres garçons du dortoir. Au sec, tranquille, sans la moindre inquiétude, peur ou appréhension. Un doux silence, bercé par la pluie et le vent veillerait sur mon sommeil et toutes les menaces seraient lointaine car les larges murs de l'école nous en protège.
La réalité est un peu différente, quand j'ouvre les yeux, je suis toujours à Poudlard avec ses murs puissants mais le sentiment de sécurité n'est plus là. Pour autant, je ne me sens pas effrayer ; l'adrénaline est une drogue puissante qui nous permet de nous dépasser et en ce moment, elle ravive en moi des ardeurs méconnues. Je n'ai pas peur, bien au contraire : j'ai envie de trouver la vérité ! Pas pour elle, c'est le plus étrange d'ailleurs... Je sens son corps contre le mien (et ce malgré les centimètres de serviettes qui nous séparent), son odeur aussi et j'entends sa respiration mais si je veux savoir ça n'est pas pour elle. Je ne veux pas particulièrement lui venir en aide, bien sur, ça joue. Si ce que je trouve peut l'aider, j'en suis plus que ravi mais ma motivation première vient d'ailleurs.

Je ne suis pas quelqu'un de très courageux ou de très curieux. Je marche plutôt à l'instinct, à l'envie. Je fais les choses comme je le sens, à mon rythme et je me fiche bien de savoir où en sont les autres : je ne cherche pas à me comparer et à être le meilleur, c'est bien le cadet de mes soucis ! Et c'est ça qui me pousse à comprendre, mon instinct. Il m'a mené jusqu'à elle, plus ou moins, et c'est déjà beaucoup que de l'avoir trouver mais il y a autre chose. Derrière toute cette histoire il y a un truc plus grand et plus gros et je veux découvrir quoi. Parce que mon instinct me souffle de le faire. Parce que j'en crèverai de ne pas connaître le fin mot de l'histoire et en effet, ça n'a rien à voir avec la sécurité de l'école ou encore cette fille.
Mes inquiétudes et mes peurs n'ont pas disparus non plus, loin de là ! Mais elles ne sont plus immédiates, elles se sont mues en autre chose... Cependant, la seule chose que je peux faire pour l'instant c'est réfréner mes envies et rester là, avec K (je suis sur que son prénom commence par un K !). Elle a vraiment besoin de quelqu'un et je suis le seul disponible : tout le reste peu bien attendre !
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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Jeu 21 Mai - 9:34

Josh Ҩ Kairi
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U

n visage : j’en croise des centaines tous les jours à Poudlard lorsque j’entre dans ma classe, lorsque je passe dans le couloir ou que je rentre dans la salle commune. Alors même dans l’obscurité, j’étais capable de dire que je l’avais déjà vu : que j’avais déjà vu son visage. Mais impossible de vraiment savoir où il venait, même si j’aurais plutôt eu tendance à le remettre dans le contexte ‘’salle commune’’. Un Poufsouffle ? Mais actuellement, ce n’était pas cela qui me perturbait le plus : le plus perturbant pour moi à l’heure actuelle était mon absence de voix. Cette évidence m’avait déjà sauté à la figure lorsque je m’étais réveillée auparavant, mais je n’avais pas voulu y croire. Et les larmes qui dégoulinaient maintenant sur mes joues, traduisaient cette sourde envie. Je voulais me réveiller de ce cauchemar. Ça ne pouvait être qu’un cauchemar, n’est-ce pas ? Ça ne pouvait pas être possible, je ne voulais pas y croire. Mais ce cauchemar semblait s’étirer de plus en plus en longueur, ce qui voulait me dire une seule chose : que ce n’était pas un rêve mais bel et bien la réalité. Tremblant maintenant à cause de mes sanglots silencieux et non plus à cause du froid, mes yeux embrumés, la tête légèrement baissée, je la relevais lorsqu’une voix s’éleva. Cette voix, c’était bel et bien celle que j’avais entendu auparavant lorsque j’étais à moitié consciente. Certes, je n’avais réussi à saisir que quelques brefs mots lors de la mésaventure sous la pluie, mais il ne m’en fallait pas plus pour l’attribuer à la personne en face de moi. C’était donc lui qui m’avait ramené ici : lui que je devrais remercier de s’être promené dans les couloirs à une heure pareille de la nuit. « Hey... » Sa main vient se poser sur ma main qui serre la serviette. L’espace d’un instant, mes larmes avaient cessé, même si mes yeux étaient toujours brillants, humides : je le regardais et j’écoutais la suite de ses paroles : « Pleure pas, calme toi, tout va bien... Enfin presque. Ça va s'arranger d'accord ? On va trouver une solution. » Trouver une solution ? Faire revenir ma voix ? Désolée, mais actuellement je n’y croyais pas du tout. Actuellement j’avais la tête six pieds sous terre et le moral dans les chaussettes – et encore la métaphore n’est pas assez représentative je pense ! –. La voix c’était tout pour moi, pour d’autres personnes aussi ; mais aussi surtout pour la magie. Comment allais-je faire sans ? Comment serais-je encore capable de lancer des sortilèges ? Est-ce que je pourrais être renvoyée de l’école et retourner chez moi ? Enfin, je n’ai plus réellement de chez moi… Mais cette réflexion, j’étais déjà sûre de l’avoir abordé. Mes pensées commencent à se mélanger, à se confondre, à se perdre. Ce n’est définitivement pas bon, tout ça…

Rien que d’y penser le moment d’accalmie fut terminé et la tristesse reprit tous ses droits. Habituellement je déteste pleurer comme ça devant les gens : allez dire cela à mon côté quelque peu réservée. Mais aujourd’hui, je suis une vraie fontaine : incapable de me contrôler. Je devais avoir l’air misérable, non ? Ne rompant pas le contact, il laissa sa main, passa quelque peu maladroitement son bras autour de mes épaules et s’assit à côté de moi. Instinctivement je posais ma tête sur son épaule. Et sur les serviettes : lui aussi était enveloppé dans des serviettes histoire de se réchauffer quelque peu. C’était donc aussi à lui que je devais le fait d’être enveloppé dans ces serviettes. Je crois qu’il venait de marmonner quelque chose, mais mes sanglots silencieux qui me secouaient la poitrine, m’empêchaient réellement de me concentrer sur autre chose. C’était une toute autre facette de moi-même que je découvrais ce soir : quelque chose de pessimiste, frêle et fragile ; prêt à se briser en un claquement de doigt. Ce soir quelque chose était parti, quelque chose s’était brisé en moi. J’avais perdu quelque chose que je ne pourrais jamais retrouver. Epuisée par toute cette histoire, perdue dans des pensées qui s’entremêlent les unes aux autres, fatiguée par mes larmes ; mes yeux se fermèrent d’eux-mêmes. D’un commun accord entre moi et moi, contre son épaule je me laissais aller dans les bras de Morphée, pensant que le sommeil pourrait au moins régler l’histoire de la fatigue et de l’épuisement. De toute façon, je crois bien que je n’étais pas état pour faire le moindre autre mouvement. M’expliquer, il m’en était impossible : ma tête était trop gonflée pour pouvoir trouver actuellement un substitut de moyen de communication. Plus rien ne fonctionnait, comme si mes méninges se seraient rouillées telles des rouages…

*

Un peu plus de deux semaines venaient de s’écouler depuis cette fameuse soirée. Deux semaines que ma vie avait littéralement changée du tout au tout. Je communiquais différemment, j’avais appris à utiliser autre chose que les mots et la parole afin de me faire comprendre. Pour sûre, mon carnet et mon stylo ne me quittaient plus à présent. J’avais réappris à vivre normalement : démonter pièce par pièce mon côté pessimiste afin de retrouver au plus possible mon caractère. La Kairi que les gens connaissaient et que moi-même je connaissais. J’avais appris à ne plus me plaindre des petits tracas – car au fond je voyais maintenant qu’il y avait bien pire – et j’avais décidé de ne plus m’embêter avec ceux qui ne voyaient que du négatif autour d’eux. J’avais eu ma période : j’avais bien réussi à me taper moi-même sur le système, je n’avais pas besoin d’une personne dans mon entourage qui me fasse la même chose ! Après une journée de cours, nous passions par le parc avec des amies avant de rentrer au dortoir. Oui j’avais pu rester à Poudlard malgré ma condition : certains cours se révélaient maintenant être beaucoup plus durs qu’auparavant et au contraire, d’autres semblaient enfin s’ouvrir à moi. Comme si je n’arrivais à les saisir que maintenant : il avait fallu que je me décentre totalement des incantations pour le comprendre. Certes les incantations étaient la base et j’en avais plus que besoin : mais j’utilisais les Sortilèges Informulés. Ceux qu’on apprend en Défense Contre les Forces du Mal en 6e année. Ce genre de sortilèges où aucune parole n’est prononcée, mais où la magie fait quand même son effet. C’était en quelque sorte mes nouveaux cours du soir en plus des habituels. Je n’écoutais les filles parler que d’une seule oreille, étant déjà perdue dans le futur programme qui m’attendait ce soir, lorsque tout d’un coup, j’aperçus quelqu’un. Le quelqu’un que je cherchais. Le genre de personne qu’on n’oublie pas…

Lorsqu’on a mémorisé le visage d’une personne dans l’obscurité, je peux vous assurer qu’on peut alors le retrouver dans n’importe quelle situation. Alors même de dos, je n’eus aucun mal à le reconnaître. Je fis alors quelques signes vers les autres Pouffy, essayant maladroitement de leur expliquer mon intention : qui était de les abandonner, qu’elles devaient rentrer sans moi. Quelque peu dubitatives, l’une d’elles finit par comprendre et me fit signe de partir. Encore une chose à maîtriser : j’ai parfois tendance à vouloir parler, me faire comprendre beaucoup trop vite. Ce qui donnait plus un cafouillage qu’autre chose ! Plus zen Kairi. Je devrais peut-être d’ailleurs aussi apprendre la langue des signes ? Tiens, il faudra que je regarde s’ils ne gardent pas un livre moldu du genre à la bibliothèque. Accélérant le pas, je rattrapais la personne en question et posais ma main sur bras, histoire de l’arrêter. J’avais déjà mon carnet en main – je l’avais pris entre temps – car à l’intérieur j’avais déjà tout de prêt. Tout ce que j’étais censée dire. J’avais cogité assez longtemps là-dessus : il m’avait en quelque sorte sauvée, car je ne saurais jamais ce qui serait advenue de moi s’il ne m’avait pas retrouvé ce fameux soir-là ; et moi comme remerciement, je m’étais renfermée comme une huître. Fermée, calfeutrée, isolée du monde extérieur : alors que j’aurais dû au moins essayer de dire quelque chose. Aujourd’hui il me fallait rectifier le tir, absolument. Parce qu’au fond, je lui étais extrêmement reconnaissante. Lorsque j’étais sûre d’avoir capté son attention, j’ouvris le calepin à sa première page avant de le retourner vers lui : « Est-ce que je pourrais te parler, s’il te plaît ? »

Je voyais au travers des pages entre-ouvertes, les feuilles déjà noircies, tout simplement prête à être lues. Et je dois avouer que j’étais stressée de sa réaction, même si je n’avais pas à parler. En fait je n’avais même pas imaginé ce qui pourrait se passer ensuite, s’il refusait ici et maintenant de me parler.

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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Mar 26 Mai - 7:15

L'automne ne va pas tarder à arriver, le fond de l'air se rafraichit bien qu'il fasse encore beau et globalement chaud. Ça me donne envie de profiter des derniers instants de beaux temps, même si j'ai hâte que la neige arrive ! Celle-ci ne risquant pas de pointer le bout de son nez avant un moment, mieux vaut que je me pose sur un carré d'herbe avec Hazel ou Cassie et qu'on discute tranquillement en bronzant. Le problème c'est que je suis complètement ailleurs. Que ça soit ma copine ou ma meilleure amie, elles me reprochent de ne pas les écouter, d'avoir la tête dans les nuages et surtout de ne pas leur parler ! C'est bien un truc de filles ça, parler. J'ai clairement pas besoin de raconter ce qui me tracasse ! En plus je leur ai déjà dit ce qu'il s'était passé, la nuit et tout ça mais non ! À elles ce qui leur faut c'est mon ressenti. Comme je me sens par rapport à ça. Comme si j'allais me mettre à pleurer en leur avouant que je mourrais de peur et que j'avais besoin d'elles pour me soutenir. Je vais bien. Vraiment bien ! Je juste curieux et un peu inquiet. Je n'ai pas trop reparler à la fille depuis l'incident... Je ne sais pas comment elle va, si elle se souvient de quelque chose et si elle a arrêté de pleurer. Enfin ça, si je sais. Parce que je la vois de loin et je devrais oser aller lui parler mais si je le fais, Hazel ou Cassie me tombera dessus et je devrais faire un compte rendu détaillé de la discussion et de mes sentiments.
Je les adore hein, c'est ma copine et ma meilleure amie mais justement : ça devrait pas leur donner le droit de vouloir sonder chaque tréfonds de mon âme à chaque fois qu'il arrive un truc et que je suis impliqué. J'avoue, j'abuse un peu et je me mets en position de victime... Mais je le ressens vraiment comme ça ! J'ai l'impression d'être acculé et que le seul moyen d'être tranquille c'est de me confier. Et si je me confie à l'une, je me sens mal par rapport à l'autre et ça c'est pas normal. Jusqu'à maintenant j'ai toujours fait passé ma meilleure amie avant ma copine. Mais depuis Hazel c'est un peu différent. Et depuis Kairi c'est encore pire. Enfin, j'étais pas encore avec Hazel quand il s'est passé le truc avec Kairi, comme quoi en deux semaines il peut arriver pleins de choses et faire level up sa relation avec une pote pour qu'elle devienne sa copine n'en est qu'une parmi tant d'autre ! Mais ça fait du bien d'avoir quelqu'un qui soit plus qu'une amie dans ce genre de situation. Disons que c'est tombé au bon moment !

La journée de cours finie, je peux vraiment trainer dans le parc. Cassie m'accompagne et je l'écoute d'une oreille distraite : à chaque fois que je passe ici je n'arrête pas de me demander ce qui a bien pu se produire. Peut être que ça finira par me passer et peut être pas... Mais j'ai besoin de réponses car c'est trop flou. Même si ça n'était qu'un pauvre accident, un sort malencontreusement jeté ou je ne sais pas, n'importe quoi dans le même style, j'ai vraiment besoin de savoir. Une innocente a été touchée cette nuit là, et elle n'en est pas sortit indemne... Il m'est difficile d'oublier le poids de sa tête sur mon épaule. Ses larmes étaient chaudes contrairement à la pluie et elle me paraissant tellement désespérée... à sa place, je n'en aurais pas mené large non plus... D'ailleurs, en étant seulement le mec qui l'a trouvé, je suis obnubilé par cette histoire ! Je n'ose même pas imaginé ce qu'il en est d'elle. À vrai dire, depuis ce soir-là, mes journées s'étaient déroulées sur le même schéma : j'allais en cours, et si à la fin de la journée il faisait beau, je me posais avec quelqu'un dans le parc. Sinon je remontais dans la salle commune avec Cassie ou alors on squattait les cuisines. C'est bien aussi les cuisines... J'écoutais à peine ce qu'il se passait et je cherchais des réponses. Pour l'instant, je n'en ai trouvé aucune, mais je ne désespère pas ! La seule variante avait été quand Hazel et moi avions décidé de passer au niveau supérieur. Ça me trottait dans l'esprit depuis un moment déjà et quand enfin je l'ai revu, ça m'a paru être une évidence : on était fait pour être ensemble. Espérons que ça dure !
À la question « tu m'écoutes ? » je réponds un vague « Hum » qui fait comprendre que non, je n'écoute pas. Mais c'est ça qui est cool avec Cassie, c'est qu'elle s'en fiche. Elle ne pas me taper une scène parce que je ne l'écoute pas. Elle se contente de lever les yeux au ciel et de sourire : je n'aurais donc pas droit à un interrogatoire ce soir. Tant mieux, j'ai vraiment pas envie de répondre à des questions tordues sur mon moi intérieur ou que sais-je d'autre. Elle va répliquer mais quelqu'un m'attrape le bras ce qui la coupe dans son élan et je me retourne pour faire face à la jeune fille qui en quelque sorte, hante mes pensées depuis un moment. Elle a l'air d'aller bien et j'en suis ravi. Au bout de quelques secondes elle sort un calepin et me montre ce qu'il y a d'écrit :

« Est-ce que je pourrais te parler, s’il te plaît ? »

Je lance un regard vers Cassie qui comprend aussitôt et s'éloigne en affichant cet air qui signifie que je vais devoir lui expliquer. Bah, c'était sur ! Et suivant ce qu'il se dit peut être que ça ne me gênera pas. Enfin on verra, déjà il faudrait que la discussion se fasse. En tout cas c'est cool qu'elle ait trouvé une alternative à son problème : le carnet me paraît être bien pratique mais au fond, ça ne remplace pas une voix. Mais quand on a pas le choix, on fait avec les moyens du bord et on s'en accommode. J''ai l'impression qu'elle le fait du mieux qu'elle peut et ça fait chaud au cœur.
Le point positif, si je puis dire, c'est que maintenant je sais comment elle s'appelle. En effet, son histoire a plus ou moins fait le tour du bahut mais je ne doute pas que tout le monde l'aura oublier d'ici quelques jours. Il n'empêche que du coup, son prénom est sur beaucoup de lèvres : Kairi. Comme quoi j'y étais presque :

« Bien sur, on va un peu plus loin ? »

Je lui offre un sourire rassurant, content d'avoir de ses nouvelles aussi. Niveau responsabilité, y a mieux que moi, mais je l'ai retrouvée à moitié morte alors forcément je me sens impliqué dans son histoire en plus, je suis vraiment curieux : qu'est ce qu'elle a à me dire ?
Pour plus d'intimité, et parce que si on reste planté là on va gêner le passage, je m'éloigne un peu pour qu'on se retrouve à l'écart loin des oreilles et des regards indiscrets. Enfin loin... Tout est relatif mais au moins on ne risque pas de se faire interrompre toutes les deux minutes. Dans un sourire, je l'enjoins de commencer parce que moi, je ne sais pas du tout quoi lui dire.

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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Dim 31 Mai - 23:11

Josh Ҩ Kairi
[FLASHBACK] I’ll be the guard dog of all your fever dreams ♫


J

osh : j’avais appris son prénom par l’intermédiaire d’une de mes camarades de chambre, une matinée en sortant d’une de nos salles de cours. Vu que d’après elles, j’avais été trop vague dans ma description – allez décrire en détail quelqu’un que vous avez rencontré dans l’obscurité – j’avais finalement opté pour l’option : ‘’regarde c’est lui-là !’’. Mais je n’aurais jamais pensé que le fait de devoir lui parler me rendrait aussi nerveuse. Aussi nerveuse que si je devais passer mes examens finaux à la fin de l’année. Pourquoi est-ce que j’étais aussi nerveuse ? Peut-être parce qu’il était le seul à m’avoir vu dans un état pareil : dans un état presque pitoyable. A pleurer à chaudes larmes sur son épaule. Cela devait être ça qui me mettait aussi mal à l’aise, je voulais certainement ‘’redorer mon blason’’ : montrer qu’il y avait un autre côté de ma personnalité. Je ne voulais pas passer que pour une petite fille totalement fragile, mais il fallait aussi que je le remercie. Et le fait de penser que ce n’était pas la première chose que j’avais faite, le fait de penser que je ne l’avais pas remercié le soir même de son aide me rendait mal. Allez savoir pourquoi, mais j’étais très susceptible sur ce genre de protocole et je voulais me rattraper au plus vite. Alors penser qu’il pouvait refuser de me parler parce que je m’étais mal comportée ou parce qu’il était déçu de mon non-remerciement : cela ne me traversa l’esprit que maintenant. Il était accompagné et j’espérais ne pas le déranger – parce que d’habitude je suis une pro du ‘’mauvais endroit au mauvais moment’’ et de la maladresse – mais finalement en lançant un regard à la jeune femme cette dernière prit congé. J’articulais un petit « Dé-so-lée » mais je n’étais pas sûre qu’elle y ait fait attention ou du moins qu’elle ait comprise ce que je disais. « Bien sur, on va un peu plus loin ? » Ouf, il avait accepté de me parler, allez savoir pourquoi mais j’avais l’impression que cette simple petite phrase me libérait déjà d’un poids énorme. Hochant la tête face à son sourire, je me laissais entraîner sur le côté, histoire de ne pas être planté en plein milieu et de déranger tout le monde. C’est logique.

Je tripote mon carnet, mon index tape machinalement dessus dans un rythme que je ne connais pas, ou alors qui m’échappe. Ma nervosité semblait se manifester comme le nez au milieu de la figure : elle était presque palpable. Et je me rendais bien compte que c’était totalement stupide : il n’allait pas me manger ou quoique ce soit. Mais apparemment combattre cette timidité trop grandissante, sera une nouvelle chose sur laquelle j’allais devoir travailler. Après tout, j’avais déjà tout écrit : ce que j’étais supposée dire. J’y avais déjà réfléchi, maintes et maintes fois : tourner les phrases dans tous les sens possibles et inimaginables afin que cela reflète bien le fond de ma pensée. Il y en avait eu des ratures, des mots gribouillés et de l’encre usée. Tout ce que j’avais à faire, c’était d’ouvrir le carnet et de tourner les pages. Si rien que ça me mettait dans un tel état de nervosité, je n’osais même pas imaginer d’autres situations ! Le pire étant que cette nervosité ne passera jamais inaperçue. Même pas deux semaines avaient suffi afin que je me montre beaucoup plus expressive qu’auparavant. Mes expressions étaient devenues un nouveau moyen de communication, le genre qui pouvait être plutôt simple à comprendre pour les autres. Expirant fortement comme pour me donner du courage, je cherchais la première page avant de tourner mes mots vers lui : « Je voulais te remercier de t’être occupé de moi l’autre soir : de m’avoir ramenée à l’infirmerie. Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu te remercier plus tôt, car après tout si tu n’avais pas été là : je ne sais pas ce qui aurait pu m’arriver –  et je ne crois pas que j’ai très envie de le savoir ! –  Mais j’ai eu l’impression de vivre dans un cauchemar, un horrible cauchemar. Je n’ai pas  voulu y croire, pas croire que cela me soit arrivé. Et certainement une des façons de me cloîtrer dans ce mensonge, a été de ne pas me souvenir de toi… » Un frisson me parcourra rien qu’en repensant à ce pessimisme qui avait été ma seule compagnie jusqu’à que je décide de me reprendre en main. Jusqu’à ce que je décide d’accepter ce qui m’était arrivé. Que je ne retrouverai plus jamais ma voix, mais que pour autant je devais faire et vivre avec. Trouver une autre façon de vivre, avancer sans plus regarder derrière.

« C’est pour ça que je viens essayer de rattraper mon erreur en quelque sorte. Je te remercie encore une fois, et je suis aussi désolée pour le T-Shirt ! » Je connaissais mon texte par cœur, et vu son visage je savais qu’il devait en être arrivé au passage du T-Shirt ce qui me fit lâcher un petit rire silencieux. Silencieux, dans le sens où aucun son n’en sortait mais j’affichais un large sourire et mes épaules étaient secouées du même mouvement qu’un rire normal. J’étais juste sur le mode muet. Le pauvre avait fini trempé non pas qu’à cause de la pluie, mais aussi à cause de mes larmes. A cause de toutes celles que j’avais pu verser ce soir-là. « Je te dois beaucoup je crois, donc si jamais un jour je peux te rendre l’appareil, n’hésite pas, hein ? » Je crois que mon discours avait été suffisamment long, ou du moins je le pensais. J’avais quand même passé plusieurs soirées à murement réfléchir ce que je voulais dire ! Certes cela peut faire penser à quelque chose de moins spontané mais lorsqu’on planifie une discussion, on planifie également ce dont on veut parler ainsi que de la façon dont on veut en parler ! Et puis je m’aurais très mal vue être obligée de rassembler tout ce que je voulais dire, là juste maintenant et être obligée de tout écrire devant lui. Déjà cela aurait pris des lustres et je ne suis pas sûre que cela aurait eu le même rendu ! Au moins là, je suis sûre que ce que j’ai prévu, aurait été à peu près ce qui serait sorti de ma bouche si j’en avais eu les moyens. Au fond si j’avais eu ces moyens, on n’en serait pas là actuellement.

Affichant un vrai sourire pour la première fois depuis bien longtemps, je repris mon carnet et attendis sa réaction. C’était vraiment bizarre comme sensation de se dire : bon maintenant que j’ai tout déballé, j’ai plus qu’à attendre que l’autre réagisse. Alors j’attendais, alternant entre le reste de nervosité qui pouvait subsister en moi et le fait de vouloir aller me cacher dans un petit trou de souris. Est-ce que j’en aurais fait un peu trop ? Trop expressive, trop timide : il fallait sérieusement que je commence à travailler là-dessus afin de faire diminuer cette excessivité ! Quoique, ça pourrait peut-être bientôt caractériser la nouvelle Kairi que je suis : toujours trop dans les extrêmes ?

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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Ven 12 Juin - 23:40

C'est la première fois que j'ai ce genre de conversation. Dans tous les sens du terme d'ailleurs, mais surtout sur la forme ! Pour les faces à faces généralement je ne lis pas les propos de l'autre, je les entends. Mais il y a une première fois à tout, même à ça. Et puis j'imagine que c'est elle que ça gêne le plus... Sans doute aurait elle préféré n'avoir jamais à tenir une telle discussion et je ne peux que la comprendre ! Cela dit, on a rarement le choix et dans ce cas précis, elle ne l'a pas du tout.
De mon côté, je me demande si de parler avec elle va arranger les choses. Est-ce que je vais arrêter de ressasser ce qui s'est passé ? J'espère que ça aura l'effet d'une thérapie mais j'ai peu d'espoir : je suis du genre à pas laisser tomber aussi facilement. Si cette histoire me trotte dans la tête, elle risque d'y rester encore un moment. Je suis tenace et je tiens à avoir des réponses ! Je doute qu'elle soit venue m'en donner donc au final, je serais toujours autant préoccupé par son cas. Au moins saurais-je comment elle va ! Pour l'instant, elle est surtout nerveuse. Chose que je ne m'explique pas : ça n'est que moi après tout. Je pense pas être intimidant, ou alors elle est facilement intimidée. Cela dit, je ne suis pas dans sa tête et je ne sais pas du tout à quoi elle peut bien penser. Si ça se trouve sa nervosité vient d'ailleurs ou alors elle est pas nerveuse et c'est juste moi qui interprète très mal son langage corporel. Après tout ça pourrait tout aussi bien signifier qu'elle est impatiente ! Je le comprendrais encore moins mais je suis pas réputé pour être un bon psychologue : le jour ou je comprendrais quelque chose au comportement humain, les poules auront des dents !
Elle prend une profonde inspiration et son courage à deux mains pour finalement mettre à jour ses écrits :

« Je voulais te remercier de t’être occupé de moi l’autre soir : de m’avoir ramenée à l’infirmerie. Je suis vraiment désolée de ne pas avoir pu te remercier plus tôt, car après tout si tu n’avais pas été là : je ne sais pas ce qui aurait pu m’arriver – et je ne crois pas que j’ai très envie de le savoir ! – Mais j’ai eu l’impression de vivre dans un cauchemar, un horrible cauchemar. Je n’ai pas voulu y croire, pas croire que cela me soit arrivé. Et certainement une des façons de me cloîtrer dans ce mensonge, a été de ne pas me souvenir de toi… »

J’acquiesce en imprimant ses mots dans mon esprit. Je n'ai jamais vécu de chose assez horrible pour me réfugier dans le déni mais je sais, ou du moins je l'imagine, que c'est un bon moyen de se protéger. De plus, je ne me formalise vraiment pas de son silence, je le comprends au contraire ! Je n'ai rien à lui apporter : pas de réponses, pas de solution, rien que des mauvais souvenirs, alors m'éviter, me semble être une réaction tout à fait normale et même saine !
Malgré tout, je ne peux pas nier que je suis fier de moi. Pas dans le mauvais sens du terme, je me sens utile et c'est ce qui me rend fier. Recevoir des remerciements c'est vraiment gratifiant : je n'aurais pas cru que ça m'apaiserait autant. Je ne lui en ai jamais voulu de ne pas m'avoir remercier dans l'instant mais c'est vrai que j'ai eu quelques problèmes... Ils ont été minime puisque je l'ai ramenée et que j'ai baratiné un mensonge en 2-2 mais tout de même : je n'avais pas à sortir la nuit et si j'avais repéré quelque chose d'anormal, j'aurais dû prévenir un professeur. Au lieu de quoi, je l'ai ramené à l'infirmerie tout seul et j'ai attendu que l'infirmier se ramène pour s'occuper d'elle au petit matin. Et même si je savais que ces emmerdes valaient le coup, je suis soulagé de voir qu'elle m'en est vraiment reconnaissante et que par conséquent, je me suis mis dans la merde pour quelqu'un qui en vaut le coup.

« C’est pour ça que je viens essayer de rattraper mon erreur en quelque sorte. Je te remercie encore une fois, et je suis aussi désolée pour le T-Shirt ! »

La référence au T-shirt m'arrache un sourire similaire au sien, c'est bizarre de voir quelqu'un rigoler sans bruit mais ça a son charme. Dans le sens où elle est encore capable d'être heureuse !
J'achève ma lecture quelques lignes plus tard :

« Je te dois beaucoup je crois, donc si jamais un jour je peux te rendre l’appareil, n’hésite pas, hein ? »

Je me donne un instant pour méditer à tout ça. J'ai l'impression que le monde est sur pause, que Kairi et moi, on est dans notre bulle. Rien n'est plus faux : il y a toujours du passage, les gens se bousculent, rient, vivent. C'est à peine s'ils nous remarquent... Pourtant on est bien là, présent, dans un coin peut être mais quand même ici, avec eux.
Mon attention n'est détournée par la foule que quelques secondes, bien vite je fixe à nouveau Kairi. Elle aussi faisait partie de la foule avant. Comme moi. On était deux inconnus. C'est bizarre de voir comment les gens entrent dans notre vie ! Le hasard, la chance ou peut être le destin... Dur de choisir ce qui nous pousse sur nos voies. Je me dis que toutes ces personnes qui ne sont aujourd'hui qu'un tas d'inconnue, qu'une foule, feront peut être partie de ma vie demain d'une manière ou d'une autre et je ne sais pas si j'ai hâte ou si j'appréhende...

« Hum... Je sais pas trop quoi dire au final. Tu me prends un peu au dépourvu, je ne m'attendais pas à ce que tu m'abordes aujourd'hui, ni même un autre jour en fait... Mais c'est bien que tu l'ais fait ! Enfin, cette histoire est un peu folle et ça a été compliqué pour moi car tout est très confus et je préfère quand les choses sont claires alors... si ça a été dur pour moi, je n'ose pas imaginer à travers quoi tu as du passer. Donc, enfin... ce que j'essaye de dire c'est que je comprends que tu ais pris ton temps et que tu ais voulu, je sais pas comment dire ça... disons, prendre du recul. » C'est vraiment pas évident de trouver les mots juste. Je ne suis pas un bon orateur mais j'essaye de m'exprimer le plus correctement possible : « Bref, tu n'as commis aucune erreur ! Et tu ne me dois rien du tout ! Enfin... Je n'aurais qu'une faveur à te demander, évite les problèmes à partir de maintenant ! » Je lui offre un sourire avant de reprendre : « Et... Si par hasard tu te souviens de ce qu'il s'est passé ou si tu découvres la vérité... je... j'aimerais bien savoir ce qu'il t'est arrivé. Oh bien sur, pas dans les détails mais genre... Les grandes lignes. On saura peut être jamais mais si tu pouvais juste me garder au courant. Je ne me sens pas responsable seulement, j'aimerais savoir comment on en est arrivé là. Bien sur, je ne t'oblige à rien ! Si tu as des réponses, libre à toi de m'en faire part. En tout cas, ça fait plaisir de voir que tu vas mieux. J'étais un peu inquiet et j'osais pas trop venir te voir, je voulais pas te mettre mal à l'aise tu vois... Ni me mettre mal à l'aise en fait. Enfin voilà quoi. »

Je devrais prendre un calepin moi aussi, ça m'éviterait de dire beaucoup d’âneries. Je me rends bien compte que mes propos sont un peu incohérents et pas mal idiots mais au moins, c'est sincère !
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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Dim 21 Juin - 22:30

Josh Ҩ Kairi
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J

’avais fermé mon calepin d’un petit mouvement sec après que Josh ait fini de lire – enfin après que j’ai estimé qu’il ait fini de lire – le gardant en main, sachant que j’allais devoir le réutiliser pour lui parler. Nouvelle habitude. Le stylo était d’ailleurs accroché à la lanière du calepin, histoire que j’en ai toujours un avec moi : j’avais une fois fait l’expérience de me retrouver seule avec un calepin mais sans stylo. L’angoisse totale, vu qu’il était devenue mon seul moyen de communication : finalement la seule chose sur laquelle je pouvais me reposer. Alors depuis, vu que je sais que je ne peux pas toujours compter sur ma tête, je me repose là-dessus ! Ainsi après mon discours, je lui laissais doucement digérer tout le petit paquet que je venais de lui lancer : d’ailleurs je voyais bien qu’il en avait besoin. Le regard dans le vide quelques instants, ça ne trompait pas : ça voulait toujours traduire un moment de réflexion. Cela ne faisait peut-être que quelques semaines, mais j’avais déjà pris la petite habitude de faire beaucoup plus attention et de lire l’expression des autres. Lorsqu’on peut parler, on s’attend à ce que l’autre nous parle d’une quelconque réflexion ou problème si ça le tourmente et on ne fait pas alors forcément attention à ce que notre interlocuteur pourrait nous cacher. Alors que quand on perd cet usage : l’usage de la parole, on fait beaucoup plus attention aux expressions et aux ressentis des gens. Je devais bien dire qu’actuellement, je ne savais pas à quoi il pensait en regardant dans le vide, mais peut –être qu’un jour j’arriverais également à déchiffrer ça. Attendant patiemment que sa réflexion se termine je me balançais d’avant en arrière sur mes pieds : son regard se posa à nouveau sur moi, je souris instinctivement, sachant que Josh était revenu parmi nous. « Hum... Je sais pas trop quoi dire au final. Tu me prends un peu au dépourvu, je ne m'attendais pas à ce que tu m'abordes aujourd'hui, ni même un autre jour en fait... » Moi qui m’en étais voulue de ne pas être venue plutôt le remercier, lui ne pensait même pas que je reviendrais ! D’un côté je pouvais un peu le comprendre, mais même s’il m’aurait fallu deux ans avant de venir et même si à cette époque il ne m’aurait peut-être plus reconnue, j’y serais tout de même allée ! « Mais c'est bien que tu l'ais fait ! Enfin, cette histoire est un peu folle et ça a été compliqué pour moi car tout est très confus et je préfère quand les choses sont claires alors... si ça a été dur pour moi, je n'ose pas imaginer à travers quoi tu as du passer. Donc, enfin... ce que j'essaye de dire c'est que je comprends que tu ais pris ton temps et que tu ais voulu, je sais pas comment dire ça... disons, prendre du recul. Bref, tu n'as commis aucune erreur ! Et tu ne me dois rien du tout ! Enfin... Je n'aurais qu'une faveur à te demander, évite les problèmes à partir de maintenant ! »

Face à sa faveur, je ne pouvais que lâcher un petit rire silencieux et hocher la tête. Bien sûr que j’aimerais mieux ne pas me remettre dans une situation pareille ! Je n’aimerais pas encore perdre un autre sens, même si je ne savais toujours pas comment cela m’était arrivé. Cette soirée-là : entre le moment où je m’étais couchée et le moment où j’avais somnolé à moitié consciente à l’infirmerie avec Josh ; je ne me souvenais pas réellement de grand-chose. Et c’en était troublant. « Et... Si par hasard tu te souviens de ce qu'il s'est passé ou si tu découvres la vérité... je... j'aimerais bien savoir ce qu'il t'est arrivé. Oh bien sur, pas dans les détails mais genre... Les grandes lignes. On saura peut être jamais mais si tu pouvais juste me garder au courant. Je ne me sens pas responsable seulement, j'aimerais savoir comment on en est arrivé là. Bien sur, je ne t'oblige à rien ! Si tu as des réponses, libre à toi de m'en faire part. En tout cas, ça fait plaisir de voir que tu vas mieux. J'étais un peu inquiet et j'osais pas trop venir te voir, je voulais pas te mettre mal à l'aise tu vois... Ni me mettre mal à l'aise en fait. Enfin voilà quoi. » J’hochais la tête, comprenant parfaitement où il voulait en venir et personne ne pouvait le blâmer sur son comportement. Enfin voilà quoi : drôle de façon de terminer une phrase, mais je comprenais que lui-même n’arrivait pas bien aligner trois mots. Je dois dire que si j’avais dû parler, j’aurais eu le même mal que lui ! Heureusement à l’écrit, on voyait un peu moins ce malaise. Avec un sourire, je ne pus m’empêcher de lui répondre rapidement sur mon calepin : « C’est dur de trouver les mots pour ce genre de discours, hein ? Moi aussi j’ai mis un temps fou pour la formulation ! » Petite plaisanterie mise à part, bien sûr.

Revenant sur ses propos d’auparavant, je griffonnais par la suite rapidement encore quelques mots : « Tu sais, je crois que même d’un détail, j’aimerai bien me souvenir : un détail, les grandes lignes, peu importe ! Mais c’est d’accord. Si je me souviens de quelque chose, je te tiendrais au courant ! » Au fond je pouvais comprendre cette envie d’en savoir plus. Il avait vécu cette situation avec moi, même si ce n’était pas de la même manière. Personne ne pourra vraiment la vivre de la même manière que moi, à moins que cette personne perde également la voix – ce que je ne souhaite à personne ! – mais je pense qu’à sa place, j’aimerai aussi être au courant. Puis je prenais cela comme étant la faveur que je lui devais, même s’il disait que je ne lui devais rien. C’est plus fort que moi. Même si moi la première j’aimerais bien me souvenir de quelque chose : comme dit, cela pouvait ne jamais revenir, j’aurais juste espérer que cette possibilité ne soit pas abordée. J’aimerais réellement savoir pourquoi, si déjà j’allais devoir vivre comme ça. J’étais déjà résignée à ne jamais retrouver ma voix : comme ça au moins pas de faux espoirs ou de promesses en l’air. Mieux vaut il s’attendre au pire : comme ça si quelque chose de meilleur arrive, je n’en serais que plus enchantée ! « J’espère juste ne pas t’avoir fait trop peur ce soir-là, parce que… Eh bien parce que je devais faire peur oui… » Terminais-je d’écrire. Cette dernière remarque me fit lâcher un petit rire nerveux qui ne secoua mes épaules qu’une seule fois d’une manière spécifique. Après tout, je devais avoir fait peur à plusieurs gens ce soir-là… ça je voulais bien le croire. Ma grand-mère par la suite m’avait envoyé une lettre de trois pages afin de s’assurer que j’allais bien. Je voulais bien croire que mon état avait dû faire peur à pas mal de gens…

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MessageSujet: Re: [Flashback] I'll be the guard dog of all your fever dreams ♫  Mer 1 Juil - 12:34

Si je devais lister les qualités de Kairi, je commencerai par sa compréhension. Faut dire que je ne connais pas ses autres qualités... Mais c'est important d'être compréhensif, et c'est sympa aussi ! J'apprécie vraiment sa sollicitude parce que j'ai vraiment l'impression de passer pour un con et elle arrive à faire en sorte que je ne me sente pas trop stupide. Dire que je suis le plus vieux et celui en possession de tous ses moyens : ça craint ! Ou alors ça prouve que je suis vraiment un moins que rien mais j'aime à penser que tout être de type masculin est un moins que rien et donc, parce que j'aime faire des généralités tout à fait infondée, on peut dire que ceci, le fait que Kairi soit la plus mature et la plus apte à converser de nous deux (alors qu'elle est muette!), est une preuve que la gente féminine est largement supérieur à la gente masculine. Triste constat mais j'étais déjà au courant...
L'autre preuve que je pourrais fournir c'est la vitesse d'adaptation de Kairi. C'est impressionnant ! Vraiment ! Mais ça, ça ne tient peut être qu'à elle. Plus je la regarde et plus je me dis qu'elle a du mérite. Elle écrit vivement sur son carnet et j'en oublierai presque que c'est un handicap. J'en oublierai presque ses larmes, comme si cette fille devant moi ne pouvait pas être celle que j'ai trouvé dehors. C'est troublant mais rassurant : elle me prouve qu'on peut se relever peu importe l'épreuve. Elle pourrait peut être lancé une nouvelle philosophie, devenir le nouveau Bouddha ! Et sa ligne de conduite ça serait d'avancer et de continuer à se battre parce qu'à la fin, on trouve toujours des solutions :

« C’est dur de trouver les mots pour ce genre de discours, hein ? Moi aussi j’ai mis un temps fou pour la formulation ! »

Je souris, franchement : cette fille est un ange ! Ça me perturbe d'autant plus que, plus ça va, plus je me dis qu'elle ne mérite vraiment pas ce qui lui arrive. D'un autre côté, si ça avait été quelqu'un d'autre est-ce qu'il aurait pu gérer la situation aussi bien ? Je ne sais pas. Mais peut être que ce quelqu'un aurait été exécrable et qu'alors j'en aurai rien eu à foutre ! Et peut être même que si ce quelqu'un était muet ça serait un repos sans fin pour nos oreilles ! Hélas, ce quelqu'un n'existe pas. Il n'y a pas d'autres personnes : il n'y a que Kairi. C'est elle qui a subit ça, et clairement, elle ne le méritait pas :

« Tu sais, je crois que même d’un détail, j’aimerai bien me souvenir : un détail, les grandes lignes, peu importe ! Mais c’est d’accord. Si je me souviens de quelque chose, je te tiendrais au courant ! »

Mon sourire doit se teindre de tristesse parce que c'est ce que je ressens à cet instant. Une profonde tristesse... Disons plutôt que je ressens de l'injustice ! Pourquoi s'en prendre à elle ? Et que ça soit un être humain ou un animal ou le destin ou l'univers, rien à faire : personne n'avait le droit de lui faire ça ! C'est peut être un peu puéril de ma part mais j'ai presque envie de lever la tête vers le ciel et l'injurier, comme si c'était de sa faute. Comme si ça pouvait arranger les choses.
C'est peut être ce qui la rend si forte, elle doit savoir que rester bloquer sur ce passage de sa vie ne changera rien. Qu'au final elle sera toujours muette. Alors que si elle avance, petit à petit, elle ne sera plus aussi muette : il y a des solutions. Le carnet par exemple ! Elle ne peut pas changer sa condition mais elle peut l'améliorer. Pour le coup, je suis super fier de faire parti de la même maison qu'elle. Et c'est un élan de fierté tout ce qu'il y a de plus sain ! Un peu comme quand on se sent patriote, mais moi c'est juste envers les Poufsouffles. C'est vrai qu'on nous rabaisse souvent, on est pas la maison la plus incroyable de Poudlard pourtant, on a nos forces... Peut être pas l'ambition, ni le courage ni même l'intelligence mais à quoi aurait servie de telle qualité dans la situation de Kairi ? La persévérance dont elle a fait preuve et dont elle fait toujours preuve, est bien plus utile. Oui, elle me rend fier :

« J’espère juste ne pas t’avoir fait trop peur ce soir-là, parce que… Eh bien parce que je devais faire peur oui… »

Elle est secoué de ce que je prends pour un rire, mais rien n'est moins sur. Je lis ses mots et en plus de la fierté c'est de la bienveillance que je ressens. Je ne sais pas pourquoi mais elle m'apparait comme une petite sœur. Je n'en ai pas mais je sais comment ça marche ! Le grand frère la protège que quand elle en a réellement besoin parce que, c'est connu, une petite sœur a sa propre force. Le rôle de son aîné c'est de la rassurer, de la soutenir et d'être là quand elle a besoin. Et c'est ce que je cherche à faire :

« Oh, ne t'en fais pas. Tu sais, je suis pas un exemple de courage mais, tu m'as pas fait peur. La situation en elle-même, je dois avouer que si, elle m'a fait flipper. Mais toi, non ! Tu t'es retrouvée empêtrée la dedans bien malgré toi alors la... les réactions que tu as eu sont tout à fait normales. »

à vrai dire, je ne sais pas exactement ce qu'elle entend par peur. Est-ce que j'ai été effrayé quand je l'ai vu ? Complètement, mais pas à cause de sa tête ou d'elle : y avait un corps évanoui au milieu de nulle part, c'était ça qui était effrayant.
D'un autre côté, quand ma mère me dit que je lui ai fait peur, ou me disait plutôt ça fait longtemps qu'elle me l'a pas dit, c'était plus pour signifier qu'elle était inquiète. Et-ce que j'ai été inquiet ? Bien sur. Je suis pas un sans-coeur !
Mais ça métonne qu'elle fasse attention à savoir ce que j'en pense. Je n'aurais pas cru qu'elle faisait attention à l'image qu'elle renvoie. Quand je repense à tout ça, je ne peux pas nier que ça à fait du bruit dans l'établissement. Dans les couloirs, les gens parlaient, peut être même qu'ils se retournaient sur son passage et la relookaient comme un animal de foire... Je n'en sais rien. J'espère pas d'ailleurs :

« Les gens parlent, hein ? Il doit s'en raconter des choses à ton sujet mais tu ne devrais pas t'en soucier. Tu as peut être inquiété quelques personnes ou fait peur à d'autres et c'est vrai que trempée et couverte de boue tu n'étais pas sous ton meilleur jour ! Mais ça ne change rien à ce que tu es, tu restes Kairi et si je te jugeais uniquement sur ce qu'il c'est passé cette nuit là je serais un abruti fini. »

Je suis un abruti fini, c'est un fait avéré mais pas pour ça. Je suis pas du genre à juger et surtout pas dans une situation aussi compliquée que la sienne.
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